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Entré en clandestinité, Joseph de Puisaye gagne la Bretagne et rallie les Chouans. Son activité importante lui permet d'être reconnu lieutenant-général dans l'armée britannique et dans l'armée catholique et royale de Bretagne dont il reçoit le commandement en chef. Cette armée des princes se trouve un peu livrée à elle-même, beaucoup de régiments ont été anéantis au cours du combat, enfin il y a eu énormément de pertes, elle a été très active, et se retrouvent, beaucoup de régiments du coup sont rapatriés en Angleterre, se mettent au service du roi d'Angleterre, ils sont envoyés là-bas pour être formés et renforcés. Donc c'est avec ces troupes démigrées, parce que c'était des soldats français, certes qui portaient parfois l'uniforme étranger, mais c'est des soldats français qui combattaient, des soldats royalistes, donc c'est aveccette armée démigrés que Joseph de Puyzet veut entamer la reconquête de la Bretagne, aux côtés des Chouans. |

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Soldats émigrés de la première division : Cette petite troupe ne doit rien moins que chasser la république née de la révolution et restaurer les Bourbons sur le trône de France ! Donc au début, une partie de l'enrôlement se fait avec les volontaires, mais c'est pas suffisant, donc ils ont une idée qui était quand même assez courante pour l'époque, faut pas croire que c'était une idée originale et complètement excentrique, ils vont dans les prisons pour recruter des anciens soldats républicains faits prisonniers. Servir dans un régiment, même si il est royaliste, c'est quand même plus enviable que de rester dans les sordides prisons anglaises, donc la moitié de ces régiments immigrés on va dire, sont composés en grande partie de soldats républicains faits prisonniers, mais l'incorporation dans le régiment aidant, on peut les croire doués de bonnes intentions et de bonnes volontés. |

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notes : |

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Jusqu'au 21 juin, le voyage se fit sans incident pour la flotte britannique, mais à Penmarch, le commodore Warren aperçut derrière lui les premières voiles de la flotte républicaine française. Celle-ci, forte de 13 navires sous le commandement de l'amiral Louis Thomas Villaret de Joyeuse, était sortie de Brest et avait pris en chasse la flotte britannique après son passage. Warren n'avait que 9 navires de guerre, il envoya donc une de ses frégates avertir l'escadre de l'amiral Bridport qui croisait à proximité. Celle-ci, forte de 15 navires, put intervenir avant que la flotte française n'eut rattrapé le convoi Mais la flotte française à ce moment-là est pitoyable, c'est plus la flotte d'ancien régime, c'est des commandants parfois incompétents ou alors des nobles suspectés parce qu'issus de l'ancienne marine royale, des marins qui soit sont indisciplinés soit sont acquis au chouant et pour combler le tout on rajoute un commissaire de la république sur chaque bateau qui a autant pouvoir le capitaine donc c'est un sacré bazar. Le 23 juin la flotte française fut écrasée et dut se réfugier à Lorient. 670 Français contre seulement 31 Britanniques avaient été tués. En outre les marins britanniques s'étaient emparés de 3 vaisseaux. Le capitaine français Charles de Linois, futur amiral de l'empire napoléonien, faisait partie des prisonniers. Blessé, il avait perdu son œil gauche. Grâce à cette victoire les vaisseaux de la Royal Navy étaient désormais maîtres de la mer. |

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Le 23 juin au soir, peu après la victoire des Britanniques, la frégate HMS Galatea avec à son bord Vincent de Tinténiac et Paul Alexandre du Bois-Berthelot fut détachée du convoi et envoyée en éclaireur. Les deux hommes avaient pour mission de prévenir les Chouans du débarquement et de s'assurer que la côte était bien libre. Le 25 juin toute l'escadre mouillait dans la baie de Quiberon. Menés par Georges Cadoudal, 5 000 Chouans s'étaient emparés de Carnac ; la côte entre Lorient et Vannes était ainsi dégagée. Cependant, le 26 juin à bord de la Pomone éclata une première dispute entre Joseph de Puisaye et Louis Charles d'Hervilly. Une journée fut ainsi perdue. S'étant assurés que la côte était bel et bien dégagée, les émigrés, régiment d'Hervilly et Loyal-Emigrant en tête, mirent pied à terre sur la plage de Carnac, le 27 juin.
Louis Charles d'Hervilly commande la 1re Division. L’ensemble des régiments est divisé en 4 brigades, mais ce sont de très faibles bandes composées de trop d’anciens officiers et de prisonniers venant des armées de la république ou de sa marine. Leur comportement ira de la franche trahison au sacrifice suprême. |

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En juin 1795 1 238 soldats, 80 officiers de son régiment débarquent. Cette bataille va tourner rapidement à l’avantage de Hoche. Certes, les Blancs progressent vers Quiberon et Louis Charles d’Hervilly s’empare du fort Sans-Culotte. Une partie de la garnison, soit 450 prisonniers, se déclarent volontaires pour être enrôlés dans le régiment d'Hervilly. Il va en faire une compagnie de chasseurs qui va se battre avec bravoure. Mais leur sacrifice est vain, comme celui d’un porte-drapeau du régiment d'Hervilly qui ajoute avant de mourir : Sauvez mon drapeau, et je meurs content. Louis Charles d’Hervilly, grièvement blessé à la poitrine, meurt à Londres des suites de ses blessures le 4 novembre 1795. Le régiment d’Hervilly est licencié le 24 décembre 1795.
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Le 15 juillet, il y a la deuxième division de l'armée des émigrés, commandée par Charles de Sombreuil, qui arrive enfin. Elle est arrivée de Portsmouth, ce sont 5 000 hommes qui arrivent en renfort et qui sont débarqués à Quiberon. Le lendemain, Dervilie décide de mener l'assaut frontal sur Sainte-Barbe. Et les régiments arrivent et c'est à ce moment là que le général Hoche fait dévoiler tous ces canons qui étaient cachés légèrement en retrait de la grande redoute et fait ouvrir un feu d'enfer sur toute la troupe. Mais malgré ça quand même, les régiments immigrés tiennent le plus longtemps possible, soutenus par le régiment d'artillerie, Rotelier Artillerie, et le combat commence à durer, sauf qu'à un moment il faut faire... Dervilie a la mauvaise idée de faire faire une conversion par la gauche, c'est-à-dire de présenter son flanc à toute la redoute ennemie pour appuyer un peu plus sur la gauche. Sauf qu'à exécuter ce genre de mouvement sous le feu, ça demande quand même une sacrée maîtrise et un sacré sang-froid. |

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Donc quand Derville commence à faire exécuter ce mouvement, beaucoup de régiments, notamment le régiment d'Hector de la Marine, commencent à craquer et se dispersent. Lui il prend la tête de son propre régiment et il tente de l'entraîner, sauf qu'il est touché et donc il s'effondre, pas tout à fait mort mais presque. Et donc au fur et à mesure c'est les régiments craquent les uns après les autres.
Les chouans, il ne faut pas trop leur en demander, et donc tout ce beau monde reflue et les républicains leur emboîtent le pas, sortent de la redoute et passent à l'assaut, récupèrent toutes les pièces artilleries qui ont été abandonnées et poursuivent l'ennemi jusqu'au fort de Penthièvre, donc quand même sur 2-3 kilomètres. Ils font prisonnier tout ce qu'ils peuvent, ils sont arrêtés uniquement au fort puisque les artilleurs qui étaient encore là tirent sur l'ennemi avec les canons. Donc dans l'affaire, on peut considérer que la première division est complètement anéantie. Dervilliers est mort, c'est ni un mal ni un bien parce qu'il était le seul à prendre des décisions, que Puyset ne prenait aucune décision, donc voilà, après cette malheureuse affaire, le général Hoche sent qu'il peut passer à l'attaque et donc il prend d'assaut le fort de Pintièvre dans la nuit du 21 juillet. le fort tombe complètement aux mains de l'ennemi, c'est le verrou qui saute et la route vers l'intérieur de la presqu'île est ouverte, les régiments lâchent les uns après les autres et ils se retrouvent acculés à Port-Aligon. Donc tous les survivants se rendent. Il y en a quand même, alors la scène est quand même très dramatique parce que certes il y a les combats, ceux qui résistent aux républicains mais il y a énormément de fuyards. Il y en a beaucoup qui se jettent à l'eau, qui se noient. Et donc il se trouve que une bonne partie des troupes sont faites de prisonniers, des émigrés et aussi quelques chouans. Tous Beaumonde est emmenée d'abord à Orée puis à Vannes. Sur la route, il y a quand même quelque chose qui montre que les différences de mentalité, les émigrés, leur côté chevaleresque disent on a donné notre parole de s'enfuir, on s'enfuira pas.
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Donc effectivement entre le chiffre au départ de Quiberon et le chiffre à l'arrivée d'Orée, il y a énormément de chouans qui ont réussi à s'enfuir mais par contre tous les émigrés seront restés prisonniers. Donc ils vont le payer malheureusement de leur vie puisqu'au total, un peu sous l'impulsion de la convention contre l'avis du général Roche mais qui se montrait un peu timide sur ce point, près de 800 soldats émigrés et officiers seront fusillés à Orée, au champ des martyrs, à Vannes aussi. Donc quand même c'est à dire que là on parle quand même de 800 a priori prisonniers de guerre qui ont été exécutés par les républicains en l'espace d'une à deux semaines. Après l'expédition de Quiberon en juillet 1795, les républicains capturent 2 662 soldats de l'armée des émigrés, et environ 5 000 Chouans et 5 000 civils. Les civils sont rapidement relâchés et les 1 632 transfuges de l'armée des émigrés, enrôlés de forces par les Royalistes, sont réincorporés dans l'armée républicaine. Lazare Hoche, général en chef de l'Armée de l'Ouest, écrit à la Convention nationale que selon les lois républicaines en vigueur, les prisonniers royalistes pris les armes à la main doivent être exécutés. Cependant Hoche demande et obtient de la Convention la grâce des prisonniers chouans. 2 000 d'entre eux sont relâchés contre une amende et 3 180 autres sont acquittés ou condamnés à des peines d'emprisonnement. Le sort des émigrés est plus sévère, 627 émigrés ou ecclésiastiques et 121 chouans sont condamnés à mort et exécutés
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Sur les 6262 personnes arrêtées, 748 sont fusillées dont 206 royalistes sont exécutés dans les marais de Kerzo actuel champ des martyrs à Brech. Parmi eux : Sur place, les corps sont à peine ensevelis, si bien que les ossements remontent rapidement à la surface. Grâce à une souscription, la construction d’une chapelle à la Chartreuse d'Auray est entamée dès 1823 en mémoire des victimes royalistes de Quiberon. »
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Trois semaines auront suffi à l’armée du général Hoche pour réduire le dessein royaliste en cauchemar. L’Histoire lui a laissé le nom « d’Affaire de Quiberon ». Dès 1795, les lieux d’exécution des émigrés et des Chouans sont appelés « champs des martyrs ». |












Entre 1789 et 1815, environ 140 000 personnes, les émigrés, quittent le territoire français, en raison des lois révolutionnaires, et ceci dès le lendemain du 14 juillet 1789 et de la prise de la Bastille. Les émigrés, monarchistes, craignent l'effondrement de la royauté. Beaucoup d'entre eux sont nobles, riches bourgeois ou bien prélats. Certains d'entre eux émigrent pour combattre la révolution de l’extérieur : c'est au milieu d'eux que se lève l'armée des émigrés, qu'on a aussi appelée l'armée des princes ou l'armée de Condé
Le mercredi 17 juin 1795, l'escadre britannique commandée par le commodore John Borlase Warren 
