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portrait de bernard cherin

Bernard Chérin a été et sera toujours le maître des généalogistes. Ses écrits font toujours autorité et sont la référence certaine du généalogiste .

Les généalogies dressées par Bernard Chérin sont extrèmement bien faites, particulièrement sérieuses et documentées. 

En 1768, Bernard Chérin, historiographe des Ordres du Roi en 1770, anobli par Louis XVI en 1774,  avait établi une généalogie des Hugon de Masgonthière remontant à Bertrand Hugon.

Par le travail, le sérieux, la conscience qu'il a manifestés à l'époque, les généalogistes amateurs et professionnels d'aujourd'hui peuvent s'appuyer sur ses travaux sans crainte de l'erreur. La confiance est totale.

"Ce fut un homme honnête" Il y consacra sa vie, son talent, sa connaissance, et sa force.

 

 

croix de lordre du saint espritLa charge de généalogiste des Ordres du roi avait été créée par Henri IV le 9 janvier 1595, dans l'assemblée générale du chapitre de l'Ordre du St Esprit. Cet officier devait dresser les preuves et les généalogies des nobles proposés pour les Ordres du roi. Aucune preuve n'était reçue ou admise si elle n'était présentée par le généalogiste. Lorsque le roi proposait un chevalier au chapitre, le présenté envoyait tous ses titres au généalogiste . Il devait fournir une preuve de quatre degrés, mais plus il en fournissait, plus c'était honorable. Il devait aussi remettre les armes des femmes de chaque degré pour permettre de dresser le procès-verbal de l'arbre généalogique, fait sur vélin à une seule expédition.

Une fois le procès-verbal dressé, le présenté prenait jour avec les commissaires nommés pour vérifier les preuves. Le généalogiste donnait son rapport. S'il était remis signé des commissaires et du généalogiste , donc approuvé, le chancelier le présentait au chapitre. Une fois admis, le présenté retirait ses titres et donnait 20 louis d'or au généalogiste .

Les gages du généalogiste avaient primitivement été fixés à 400 écus, puis furent portés à 900, plus les droits perçus lors des réceptions, à ces fonctions, il joignit bientôt la charge de vérifier les preuves pour les honneurs de la cour, puis pour les régiments de la marine. En 1785, Bernard Chérin touchait 6.000 livres, pour les régiments et autant pour la marine .

Les preuves pour les honneurs de la cour étaient très difficiles. Le règlement approuvé par le roi, le 17 janvier 1760 déclare : "Qu'à l'avenir, nul ne sera présenté à Sa Majesté qu'il n'ait prouvé la filiation de sa famille depuis 1400. " Il fallait être de noblesse de race, et le généalogiste ne devait pas donner son certificat lorsque la noblesse avait pris son principe dans l'exercice d'une charge, soit de robe, soit d'autres offices, ou dans une lettre d'anoblissement, à moins qu'elle n'ait été accordée pour services signalés rendus à l'État.

Sur chaque degré, il devait être produit trois titres, tels que : contrat de mariage, testament. Tous devaient être en originaux. Pour être nommé à des sous-lieutenances dans les régiments, il fallait prouver, depuis l'ordonnance du 22 mai 1781, quatre degrés de noblesse. A l'effet de quoi, les parents devaient adresser au sieur Chérin, les titres originaux justificatifs. Le généalogiste était commandeur des Ordres du roi, et, en cette qualité, il portait la croix du St Esprit suspendue par un ruban bleu sur le sein gauche.

 

 

Les papiers provenant des Chérin, sont réunis en 214 volumes in-folios, cotés Chérin 1 à 214 mss.fr.31.563 à 31.776, et un volume de correspondance de 142 feuillets (1778 - 1791 ) coté fr.33.263, qui font partie de l'ancien cabinet des titres et sont conservés au département des manuscrits de la Bibliothèque Nationale  

Titre :  COLLECTION CHERIN. Huet-Huyn.

Notice du catalogue :  http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc54515g/cd0e702

Consultable en ligne

Identifiant :  ark:/12148/btv1b10081000g

Source  :  Bibliothèque nationale de France. Département des Manuscrits. Français 31670 (Chérin 108)

Date de mise en ligne  :  19/05/2019