logo histoires ancetres

 

La fondation de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem remonte à la première croisade. Déjà

quelques hospitaliers étaient établis dans les lieux saints pour y soigner les malades. Mais c’est seulement

après la formation du royaume de Jérusalem que ces hospitaliers furent organisés en congrégation. Puis les

Hospitaliers devinrent comme les Templiers, un ordre militaire destiné à combattre les infidèles.

Chassés de la Terre Sainte après la prise de Jérusalem par les Turcs en 1291, les hospitaliers émigrèrent à

Chypre, puis à Rhodes dont ils chassèrent les Turcs en 1309. Ils y restèrent jusqu’en 1532, date à laquelle

Rhodes fut prise par les Turcs. Ils s’établirent alors à Malte, où ils demeurèrent jusqu’à ce qu’ils en fussent

chassés par Bonaparte en 1798.

Les membres de l’Ordre des Hospitaliers ou Ordre de Malte étaient divisés en trois classes : les chevaliers,

les chapelains et les servants d’armes. Pour être reçu chevalier, il fallait faire preuve de quatre quartiers de

noblesse, tant du côté paternel que du côté maternel. A la tête de l’Ordre se trouvait le Grand Maître élu par

les délégués des “Langues”. L’ordre était divisé lui-même en huit Langues : Provence, Auvergne, France,

Italie, Allemagne, Aragon, Castille, Angleterre, à laquelle de chacune desquelles il y avait un bailli

conventuel. Chaque langue se subdivisait en prieurés, chaque prieuré en bailliages, chaque bailliage en

commanderies et chaque commanderie en membres.

L’ordre des hospitaliers avait des maisons dans toute l’Europe. Les Hospitaliers s’établirent à Lyon en 1209

et Lyon devint le chef-lieu de la Langue d’Auvergne. Les biens de cette Langue, comme ceux de tout

l’Ordre, se trouvèrent considérablement accrus en 1312 après la suppression de l’Ordre des Templiers. A

Lyon, l’église des Hospitaliers était l’église Saint-Georges, le long de Saône. En 1774, la Langue annexa

les biens de l’Ordre des Antonins qui venait d’être supprimé.

L’Ordre subsista jusqu’à la Révolution.

https://archives.rhone.fr/media/cfcbe585-edef-4f4c-8eca-7ebbc221d4df.pdf